Bientôt un prix plancher pour la vente d’alcool ?

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17 avril 2018
Par Lucie Claussin
La loi française quant au prix de vente de l'alcool pourrait bientôt être durcie. C'est en tous cas ce qu'ont demandé plusieurs spécialistes de santé.

Hier des médecins et des militants contre l’alcoolisme ont plaidé pour l’instauration d’un prix plancher par unité d’alcool. Cela consisterait à taxer l’alcool proportionnellement au contenu en grammes d’alcool. Ils demandent aussi l’établissement d’un prix minimum de vente par unité d’alcool ainsi qu’une étiquette claire sur les bouteilles indiquant la quantité en grammes d’alcool et le nombre de calories. Ils souhaitent mettre en place cette mesure pour lutter contre l’alcoolisme et décourager les personnes de sombrer dans l’excès. A savoir qu’actuellement, l’alcool est responsable de 49 000 morts dont 15 000 cancers en France (A l'échelle mondiale, selon l'OMS, trois millions de personnes mourraient de l'alcool chaque année). Cependant, le président de la République, qui a déclaré boire du vin matin et soir, a assuré que la loi ne serait pas durcie sous son mandat. La ministre de la santé a aussi confié fin mars être défavorable à cette idée.

Des chiffres alarmants

Dans les régions viticoles, 40 % de la population boit du vin chaque semaine comme par exemple dans les Pays de la Loire ou en Aquitaine. Pour les alcools forts, c’est aussi les habitants des Pays de la Loire qui arrivent en tête des consommateurs.

Chez les jeunes en Nouvelle-Aquitaine, plus d’un jeune sur 4 consomme de l’alcool plusieurs fois par semaine. Et 42 % des jeunes déclarent avoir déjà pris le volant après avoir consommé de l’alcool ou des stupéfiants. 2 % des jeunes français boivent de l’alcool tous les jours et seulement 9 % n’en consomment jamais.