Centre-Val de Loire : retour du loup ?

16 octobre 2017
Par Lucie Claussin
Cet été, un zoologiste aurait aperçu un loup dans le Loiret...

Il est formel, François Baillon a vu le loup ! Originaire du Loiret et spécialiste de l’observation animale, cet homme âgé d’une soixantaine d’années affirme avoir croisé un loup dans le Loiret cet été. Dans le massif de Lorris précisément.

Un témoignage pris au sérieux :

Selon le témoignage de cet homme qui est zoologiste et photographe animalier, il aurait observé l’animal le 23 août dernier aux environs de 21 heures 30.

L’ONCFS (Office national de la chasse et de la faune sauvage) a été mis au courant de la nouvelle très récemment et prend ce témoignage très au sérieux. Au cours des cinq dernières années, plusieurs témoignages avaient fait état de la présence supposée, du loup dans le Loiret et notamment dans l'Est du département.

 L’un des agents spécialisé de l’ONCFS va mener une minutieuse enquête. D’ailleurs le département du Loiret dispose de quatre agents spécialisés dans les loups. Un de ces agents devrait entendre François Baillon rapidement. Objectif : connaître le plus précisément possible l’apparence de l’animal.

  • Combien mesure-t-il  ?
  • Quelle attitude a t-il ?
  • Comment se comporte-t-il ?
  • Combien de centimètres mesurent ses oreilles ? Quelle forme ont-elles ?
  • Quelle est la couleur de sa robe ?

Des prélèvements ADN seront aussi effectués dans le secteur où le loup aurait été aperçu. Des recherches seront ensuite effectuées en laboratoire. Si l’existence du mammifère est avérée dans le Loiret, ce serait une première dans la région Centre-val de Loire.

Un réseau national de spécialistes du loup :

Toutes ces informations seront ensuite remontées aux spécialistes nationaux et structures nationales. Actuellement en France, il y a 3 000 correspondants loups. Ces correspondants sont des agents forestiers, des cueilleurs de champignons, des chasseurs… qui sont tous volontaires et ont suivi une formation de trois jours.

Des éleveurs inquiets…

Dès lors se pose une question qui reste la plus récurrente : qu’en sera t-il pour les éleveurs de moutons et brebis du département ? Aucun danger affirment les spécialistes, le loup, s’il est bien présent sur notre sol se nourrira de chevreuils, lièvres, cerfs…

Chaque année, le ministère de l’Écologie dépense près de 2 millions d’euros pour indemniser les éleveurs de brebis suite dommages causés par le loup et investit plus de 20 millions d’euros par an pour la protection des troupeaux.