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"Les femmes, aujourd’hui, sont un peu sous-représentées dans le sport"

13 février 2018 à 14h30
Journée Mondiale de la Radio 2018 - La Fédération mondiale de Taekwondo est à la pointe de la lutte contre les inégalités hommes-femmes. Rencontre avec son directeur général, Roger Piarulli.

Le Comité International Olympique (CIO) a décerné à la Fédération Mondiale de Taekwondo un diplôme d’excellence « Femmes et Sport » en reconnaissance de votre contribution à la promotion du développement et de la participation des femmes et des filles dans le sport. Quelles ont été les mesures prises par la Fédération afin de rendre le sport plus égalitaire ?

Roger Piarulli: Nous avons décidé d’avoir des mesures concrètes et la mesure la plus concrète a été d’avoir 50% d’arbitres femmes aux JO de Rio. Ce qui a été fait. Cela a été une décision de notre président. Pour tout mettre en place, cela a nécessité beaucoup de formation. Mais cela a eu un effet positif et un effet boule de neige. C’était le but recherché pour que les femmes soient représentées. Vous savez, les femmes aujourd’hui sont un peu sous représentées dans le sport, mais surtout dans les sports de combat. Donc cela a été une volonté très forte de notre part que de lancer cette initiative.

Comment pensez-vous qu’il est possible d’assurer une couverture des sports féminins égalitaire comme c’est le cas dans le Taekwondo pour les autres sports ?

Je crois que les médias ont également une place prépondérante à faire sur ça. Lorsque vous regardez la médiatisation aujourd’hui, je prends l’exemple du football, entre le football homme et le football féminin, le football féminin commence seulement. Je pense que les médias doivent donner davantage. Je crois qu’il y a une loi en France qui est de donné plus d’images télévisuelles. Je pense que c’est une bonne chose aujourd’hui que de forcer cela. S’il n’avait pas eu cette décision de notre président pour avoir cet effet à rio, nous n’en serions malheureusement pas là et donc il aurait fallu encore beaucoup de temps. Il faut parfois être un peu directif pour emmener et assurer une médiatisation plus importante.

Parlons également de la Taekwondo Humanitarian Foundation qui a été active dans plusieurs camps de réfugiés. Pouvez-vous nous en dire plus sur la façon dont la fondation a aidé les gens dans le monde ?

Nous sommes présents dans des camps de réfugiés, en Jordanie, en Turquie. Nous sommes également présents au Rwanda, prochainement à Djibouti. Tout à l’heure, je parlais de responsabilité sociale : dans les camps nous mettons en place des instructeurs que nous payons, que nous formons, nous apportons les équipements et nous faisons de l’éducation sportive. Pas simplement sportive, mais aussi de l’éducation. Nous travaillons avec le HCR sur ces projets.

Pensez-vous que de tels efforts obtiennent la couverture médiatique qu’ils méritent ? Comment peut-elle être améliorée ?

Je pense que pour changer l’image du sport, on parle trop souvent d’images négatives telles que le dopage, de la triche. Pour nous, il est important de changer un peu cette image du sport ; que d’avoir une image également tout simplement de paix, de transparence, de fairplay, d’engouement populaire.

Contenu original produit par l'UNESCO